Vaéra 5774 : Dieu et Ses noms

Le premier verset de notre paracha présente deux noms de Dieu : le nom « Elohim » et « Hachem » (YHWH, dit le tétragramme).

« Et Elohim parla à Moché, et Il lui dit Je suis Hachem ».

Au verset suivant, Dieu cite un autre nom : « Je suis apparu à Abraham, Isaac et Jacob par mon nom « El Chadaï », mais mon nom Hachem (YHWH), n’a pas été connu d’eux. »

Une littérature entière a été consacrée aux noms divins. Les noms de Dieu représentent la manière dont la divinité se révèle à Son monde (on parle des attributs de Dieu). « Elohim » désigne Dieu dans son attribut de justice, de rigueur ; « Hachem » Le désigne dans son attribut de bonté, de miséricorde.

Vis-à-vis de l’homme juste, dont Moïse est ici le modèle, Dieu agit avec rigueur, comme enseignent nos sages : « le Saint, béni soit-il, est exigeant avec les justes au fil d’un cheveu ». D’ailleurs Moché sera surnommé Ich Ha-Elohim « l’Homme d’Elohim », l’homme qui est jugé par la rigueur divine ; c’est ce qui se passera plus tard à cause de la frappe du rocher, quand Moïse se verra refuser son billet d’entrée en terre promise (un midrach sur notre verset introductif dit même qu’il fut déjà condamné, parce qu’il avait frappé (à mort) l’Egyptien qui battait un Hébreu). Pour autant, le nom qu’il devait révéler aux enfants d’Israël était celui d’Hachem, celui de la miséricorde.

Que pouvons-nous en tirer au sein des EI ? Exigence avec nous-mêmes en tant qu’animatrices, qu’animateurs, en tant que responsables du mouvement, mais souplesse avec nos jeunes, comme l’enseignent les Pirkey Avot : « sois indulgent avec la jeunesse ».

Malheureusement des intransigeances pédagogiques ou religieuses ont pu faire fuir des adolescents de notre communauté, et nous ne savons plus ce qu’ils sont devenus.

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