Pensée sur la Parasha de la semaine Pinhas

Pinhas : Attention libertinage

Bilâm n’a pas réussi à maudire Israël car « comme tes tentes sont belles ô Jacob » (ma tovou ohalékha yaakov – air bien connu aux EI). La tente symbolise la famille juive où amour, désir tendresse et respect se conjuguent. Bilâm cherche la faille : briser la pudeur qui règne en Israël, en envoyant des vestales aguichantes, au service du dieu Baal.  Comme Dalila avec Samson, elles vont tourner la tête des hommes dont un chef de tribu Zimri. Cet homme dont le nom évoque le chant pour Dieu (zemer, klezmer) va perdre la tête devant Kozbi.  Une plaie divine va s’abattre dans le peuple : 24 000 morts, comme plus tard le nombre des disciples perdus de Rabbi Aquiba.

Faute d’idolâtrie dans le désert ici, irrespect entre les disciples du grand maître là.

La Torah, (et l’histoire juive) nous met en garde contre les relâchements de la fidélité en Dieu, tout en déplorant que la seule solution ait été la violence sanguinaire de Pinhas, qui trucida le couple dans son  intimité. Une preuve ? Le mot « chalom » dans la Torah est écrit avec un « vav » cassé en deux. Une paix bancale !

Terrible dilemme : impossible de ne rien faire face au libertinage idolâtre  et que Dieu nous préserve de la violence des croyants, trop zélés !

 

Shabbat Shalom,

Philippe Haddad

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