Métsora 5774 : Choisir la vie

Les lois de pureté et d'impureté et les rites de purifications peuvent nous sembler étranges, car étrangers à notre judaïsme d'aujourd'hui. Et il est vrai que le livre de Vayikra (Lévitique) que nous lisons en ce moment se réfère à la réalité d'un judaïsme que nous ne connaissons plus. L'EI pourra sincèrement s'étonner. Et  pourtant c'est toujours avec la même ferveur que nous lisons ce livre chaque année.
S'il fallait retenir une idée – finalement les idées perdurent aux actes qui leur servent de véhicules - ce sera celle de séparer la vie de la mort. Idée majeure de la Torah, du judaïsme. 
La mort appartient à notre réalité. Quand l'enseignent les Pirkey Avoth : "nous naissons (malgré nous), nous vivons (malgré nous), nous mourrons (malgré nous)". Les choses se font et se défont. 
Pourtant le judaïsme se refuse à une vision tragique de l'histoire, et pour cela les prophètes ont parlé sans cesse d'espérance. Le judaïsme ne rend aucun culte à la mort, et pour cela on ne festoie ni pour la mort d'un proche ni pour la mort de son ennemi.
Le judaïsme choisit la vie, la vie pour soi (et nous devons la préserver autant que faire se peut) et la vie pour l'autre (dans la mesure de nos moyens).
Le mort est source d'impureté, aussi derrière les rites de purifications, complexes et parfois étonnants, se cachent cette volonté de servir le Dieu vivant qui demande de choisir la vie.
Chabat chalom
Philippe

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